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Catégorie : Être bien (page 1 of 2)

Être bien, l’essence du bonheur ? Retrouvez-ici mes outils et réflexions pour améliorer son bien-être et apprécier la vie à votre juste valeur.

Mieux gérer ses émotions

Temps de lecture : 6 mn

Dans un de mes précédents podcasts, j’ai détaillé mes envies pour 2018 en faisant le bilan de 2017. Lors de ce bilan, j’ai réalisé que durant l’année écoulée, j’avais effectué un énorme travail sur la gestion de mes émotions. Il s’avère qu’avec la dépression et tous les changements qui sont apparus dans ma vie, la nécessité d’apprendre à mieux gérer ses émotions m’est apparue. J’estime que ce travail et cette grande évolution m’ont beaucoup apporté au niveau de la sérénité, de ma propre compréhension et de la bienveillance envers moi-même (et les gens en général). Cet article a pour vocation de vous partager mes outils et techniques pour apprendre à mieux saisir le fonctionnement de nos pensées, de nos émotions et de nos actions.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Bien que les émotions constituent une part de notre « être », l’exercice de sa définition est complexe. Voici une définition qui m’est apparue pertinente :

Les émotions sont des réactions complexes qui engagent à la fois le corps et l’esprit. Ces réactions incluent un état mental subjectif, tel que la colère, l’anxiété ou l’amour, une impulsion à agir, tel que fuir ou attaquer, que cela soit exprimé ouvertement ou non, et de profond changement dans le corps, tel qu’une augmentation du rythme cardiaque ou de la pression sanguine. Certains de ces changements corporels préparent à des actions d’adaptations soutenues. D’autres – tels que les postures, les gestes et les expressions faciales – communiquent aux autres ce que nous ressentons ou ce que nous voulons que les autres croient que nous ressentons.

Source.

Nommer une émotion est bénéfique pour comprendre son origine. Car elle n’arrive pas seule. Généralement, elle est la conséquence d’une ou plusieurs pensées, et provoquera chez nous action, réaction ou inaction.

Aperçu des différentes émotions que l’on classerait en deux groupes : les émotions négatives et les émotions positives.

Pensée, émotion et action.

Il est facile de matérialiser et visualiser une action. Il est plus difficile de le faire concernant les pensées et les émotions. Pourtant avoir une approche pragmatique du mécanisme qui existe entre ces 3 composantes est libérateur !

à l’origine il y a la pensée.

Dans les exercices que j’ai été amenée à faire lors de ma thérapie, je me suis aperçue que dans la majorité des cas ce sont mes pensées qui généraient en moi des émotions – souvent accompagnées de sensations – qui entrainaient donc de ma part une action, une réaction ou une inaction. Le plus clair du temps, le résultat de cette action valide ma pensée, donc ma croyance. Pourtant elle est ce qu’elle est : une croyance, et ne correspond pas à la réalité.

Il nous est plus simple d’observer une émotion, on la ressent très fortement. Tandis que nos pensées, qui peuvent nous submerger en grand nombre, ne sont pas consciemment examinées bien qu’elles génèrent en nous des émotions.

L’émotion est inoffensive.

Une émotion négative est désagréable à vivre, à tel point qu’elle peut générer des sensations insupportables et nous empêcher de vivre. Pourtant, elle ne pourra jamais nous tuer. Il est primordial de garder en tête cela, même si cela vous semble difficile lorsque vous traversez une mauvaise passe.  Le tout est d’apprendre à vivre avec, à l’accepter telle qu’elle est simplement : une émotion.

Indépendance émotionnelle.

Un autre pan de mon apprentissage sur le fonctionnement des émotions, me vient également de ce qu’on appelle « l’indépendance émotionnelle ». Ce que j’en ai retenu, au fil de mes lectures et de mes écoutes, c’est que nous sommes responsables de nos émotions. Dans telle situation, c’est nous-même qui décidons d’avoir telle pensée, qui générera telle émotion et nous conduira à agir, réagir ou ne pas agir de telle manière.

Une fois ce savoir acquis, il nous libère des fameuses croyances et injonctions à nous préoccuper de l’état émotionnel des autres ! En effet, iels en sont responsables et nous ne pouvons pas agir dessus. Nous ne pouvons influencer que nos propres émotions.

Par responsable, je ne nous désigne pas comme fautif·ive, mais simple décideur·euse de nos pensées et donc de nos émotions. Réaliser ce fonctionnement m’a permis de mieux considérer mes rapports aux autres, notamment de ne plus me sentir coupable lorsqu’une personne de mon entourage se sent mal. Cela ne m’empêchera pas d’avoir de la compassion pour elle.

Grâce à cette approche, nous sommes aussi mieux à même de comprendre l’autre et son état, sans jugement.

Les ressources pour apprendre à gérer vos émotions.

Podcast « Se sentir bien » d’Esther Taillifet.

Cité dans un précédent article, ce podcast regorge de conseils et d’outils pour apprendre à mieux vivre ses émotions. Voici les épisodes que je vous conseille de découvrir :

  • L’origine des émotions,
  • L’indépendance émotionnelle,
  • Accueillir les émotions désagréables,
  • Exemple d’applications, un épisode dans lequel Esther revient sur ses 2 outils essentiels pour observer nos émotions, et générer des pensées plus sereines.  Le premier, « le flot de pensées » est bénéfique pour prendre conscience des phrases qui inondent notre esprit. Le second s’intitule « le modèle de Brooke« , consiste à remplir un tableau divisé en plusieurs lignes ou colonnes : la circonstance, la pensée, l’émotion, l’action et le résultat. Il s’avère qu’un premier travail que j’avais réalisé avec une de mes thérapeutes en TCC reposait sur le même exercice, en y rajoutant une colonne sensation et une colonne pensée alternative. Je ne peux que vous inviter à utiliser cet outil qui repose sur de l’observation et une vision très rationnelle de notre fonctionnement psychique.

En complément de ces épisodes, vous pouvez télécharger sa boîte à outils, qui comporte les 2 outils précédemment cités. Esther propose également un service de coaching en ligne.

Podcast « Change ma vie » de Clotilde Dusoulier.

Présent aussi dans mes indispensables, ce podcast fait la part belle au bien-être de l’esprit. Les thèmes abordés par Clotilde sont sensiblement les mêmes que ceux d’Esther, bien que d’autres sujets soient traités. Les épisodes que je vous invite à écouter sont les suivants :

Clotilde met gratuitement à disposition du public son cahier de l’indépendance émotionnelle.

Liste des émotions.

Vous pouvez aisément retrouver sur internet des listes et tableaux regroupant toutes les émotions existantes. Cela peut vous permettre de remplir votre modèle de Brooke et à mettre un mot sur un malaise que vous vivez. Il arrive que l’on découvre que certaines pensées que nous avons sont des émotions, et inversement.


L’écriture de ce billet m’est venue après une discussion auprès d’une amie. J’évoquais avec elle la découverte de ces outils et à quel point ils me servent au quotidien. À la fin de notre échange, je lui ai proposé de lui partager l’ensemble de ces techniques, et divers ressources complémentaires afin de l’aider. J’estime que ce savoir est nécessaire et devrait être connu du plus grand nombre. C’est pour cela que je vous en fait profiter, en ne manquant pas de le partager à l’amie en question. J’espère grandement que cette connaissance vous sera d’un grand soutien, et qu’elle sera autant libératrice qu’elle l’a été pour moi.

Écrire dans un carnet, un plaisir et des bienfaits

Temps de lecture : 4 mn
L’écriture, quel outil précieux pour communiquer. Elle est parvenue tardivement dans l’histoire de l’humanité, puisque ses plus anciennes traces datent de 3 600 av J-C, et a permis de faire la distinction entre la Préhistoire et l’Histoire, en permettant de laisser une trace de cette dernière. Actuellement, les supports d’écritures sont nombreux et on tend à informatiser l’information écrite. Malgré cela, écrire reste une activité courante de la vie, que cela soit sur un post-it, un tableau ou dans un carnet. Depuis quelques temps, on retrouve un engouement pour l’écriture dans un journal. À mon niveau, cette activité m’est venue à la fin de mes études et m’a également permis de tenir bon lors de ma dépression. J’ai décidé de vous présenter aujourd’hui les différents carnets que j’utilise plus ou moins fréquemment, et les avantages que j’en tire au quotidien.

Écrire pour m’organiser

Vous devez être au courant de mon inclinaison pour le « Bullet Journal » . J’ai démarré une série entièrement dédié à cet outil de planification dans un précédent article. Non seulement cet outil me permet de ne pas oublier les tâches que je désire accomplir, et il a même le don de satisfaire ma créativité et mon côté maniaque. Le BuJo est évolutif, adaptable, accessible et demande peu de ressources. Il est aussi très pratique pour noter n’importe quel type de listes, appelées « collections » dans le milieu. J’aurais tout le loisir de vous le présenter en détail dans de prochains articles 😉.

Écrire pour libérer ma pensée

Je possède un carnet depuis le début de ma dépression. J’avais par le passé déjà écrit dans des journaux, où je glissais sur le papier mes questionnements et réflexions. Cet énième journal intime est toujours avec moi, bien que je le remplisse moins souvent. Sa couverture a clairement servi à son achat conscient et me rappelle à quel point malgré ma maladie, une énergie au fond de moi voulait que je m’en sorte. Ce journal témoigne de ma résilience et de mon combat contre cette maladie qu’on a tendance à sous-estimer. Il m’arrive de relire quelques pages, et de me féliciter du chemin parcouru pour avoir repris les rênes de ma vie. Combiné avec ma thérapie, ce cahier m’aidait à rassembler mes peurs et angoisses afin d’en discuter avec mes différent.e.s soignant.e.s, qui m’encourageait grandement à continuer de le tenir.

Écrire pour apprécier la vie

Une de mes thérapeutes m’avait incitée à démarrer une liste de gratitudes quotidiennes. Exercice très difficile puisqu’il a débuté au plus fort de la maladie. Et je ne regrette pas depuis de m’y être prêtée et pour cause, je continue toujours de noter 2 à 3 gratitudes par jour, cette fois dans un petit agenda. J’avais tentée de les inscrire dans mon bullet journal, sauf que j’avais tendance à ignorer la collection en question, qui manquait d’ailleurs d’espace. C’est depuis devenu une belle habitude, et il m’est beaucoup plus facile désormais d’y inscrire les belles choses que la vie m’a offerte durant la journée.

Écrire pour me comprendre

Tout comme le journal intime, qui a aussi favorisé mon introspection, d’autres carnets au format plus réduit, m’ont aidé à suivre mes habitudes et fonctionnements, notamment sur l’alimentation et mes activités sportives 😬. Pour le moment, je suis dans une phase d’observation et à l’avenir j’envisage de mettre en place de meilleures routines, sur du long terme.

 

Écrire pour apprendre et créer

Il m’arrive de craquer sans raison apparente sur des petits carnets, et je ne dois pas être la seule ! Et heureusement, vient un moment où je leur trouve une utilité. Ces dernières temps, j’y répertoriais les cours en ligne que je suivais, également les conférences que j’étais amenée à suivre. J’ai également acquis un plus grand carnet, dont les pages sont détachables, que j’emploie dans mes activités manuelles comme la couture ou le tissage. Dans ces cas précis, je vais y noter et dessiner les modèles que je souhaite créer. Je continue également d’y noter ce que j’apprends lors des MOOCs que j’arrive à suivre 😅.


Il est indéniable que l’écriture personnelle offre des bienfaits autant psychiques que pragmatiques. Les outils autant que les supports d’écriture passionnent et viennent s’inscrire dans la recherche de plaisir, ce qui explique un engouement pour les objets de papeterie. Je ne peux nier ma passion – somme toute mesurée – sur la papeterie, également présente chez mes consoeurs et confrères BuJoteu.r.se.s 😂 et qui m’amènera dans un futur proche à vous partager ce que j’utilise au quotidien pour laisser ma plume sur le papier.