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Tag : carnet

Écrire dans un carnet, un plaisir et des bienfaits

Temps de lecture : 3 mn
L’écriture, quel outil précieux pour communiquer. Elle est parvenue tardivement dans l’histoire de l’humanité, puisque ses plus anciennes traces datent de 3 600 av J-C, et a permis de faire la distinction entre la Préhistoire et l’Histoire, en permettant de laisser une trace de cette dernière. Actuellement, les supports d’écritures sont nombreux et on tend à informatiser l’information écrite. Malgré cela, écrire reste une activité courante de la vie, que cela soit sur un post-it, un tableau ou dans un carnet. Depuis quelques temps, on retrouve un engouement pour l’écriture dans un journal. À mon niveau, cette activité m’est venue à la fin de mes études et m’a également permis de tenir bon lors de ma dépression. J’ai décidé de vous présenter aujourd’hui les différents carnets que j’utilise plus ou moins fréquemment, et les avantages que j’en tire au quotidien.

Écrire pour m’organiser

Vous devez être au courant de mon inclinaison pour le « Bullet Journal » . J’ai démarré une série entièrement dédié à cet outil de planification dans un précédent article. Non seulement cet outil me permet de ne pas oublier les tâches que je désire accomplir, et il a même le don de satisfaire ma créativité et mon côté maniaque. Le BuJo est évolutif, adaptable, accessible et demande peu de ressources. Il est aussi très pratique pour noter n’importe quel type de listes, appelées « collections » dans le milieu. J’aurais tout le loisir de vous le présenter en détail dans de prochains articles 😉.

Écrire pour libérer ma pensée

Je possède un carnet depuis le début de ma dépression. J’avais par le passé déjà écrit dans des journaux, où je glissais sur le papier mes questionnements et réflexions. Cet énième journal intime est toujours avec moi, bien que je le remplisse moins souvent. Sa couverture a clairement servi à son achat conscient et me rappelle à quel point malgré ma maladie, une énergie au fond de moi voulait que je m’en sorte. Ce journal témoigne de ma résilience et de mon combat contre cette maladie qu’on a tendance à sous-estimer. Il m’arrive de relire quelques pages, et de me féliciter du chemin parcouru pour avoir repris les rênes de ma vie. Combiné avec ma thérapie, ce cahier m’aidait à rassembler mes peurs et angoisses afin d’en discuter avec mes différent.e.s soignant.e.s, qui m’encourageait grandement à continuer de le tenir.

Écrire pour apprécier la vie

Une de mes thérapeutes m’avait incitée à démarrer une liste de gratitudes quotidiennes. Exercice très difficile puisqu’il a débuté au plus fort de la maladie. Et je ne regrette pas depuis de m’y être prêtée et pour cause, je continue toujours de noter 2 à 3 gratitudes par jour, cette fois dans un petit agenda. J’avais tentée de les inscrire dans mon bullet journal, sauf que j’avais tendance à ignorer la collection en question, qui manquait d’ailleurs d’espace. C’est depuis devenu une belle habitude, et il m’est beaucoup plus facile désormais d’y inscrire les belles choses que la vie m’a offerte durant la journée.

Écrire pour me comprendre

Tout comme le journal intime, qui a aussi favorisé mon introspection, d’autres carnets au format plus réduit, m’ont aidé à suivre mes habitudes et fonctionnements, notamment sur l’alimentation et mes activités sportives 😬. Pour le moment, je suis dans une phase d’observation et à l’avenir j’envisage de mettre en place de meilleures routines, sur du long terme.

 

Écrire pour apprendre et créer

Il m’arrive de craquer sans raison apparente sur des petits carnets, et je ne dois pas être la seule ! Et heureusement, vient un moment où je leur trouve une utilité. Ces dernières temps, j’y répertoriais les cours en ligne que je suivais, également les conférences que j’étais amenée à suivre. J’ai également acquis un plus grand carnet, dont les pages sont détachables, que j’emploie dans mes activités manuelles comme la couture ou le tissage. Dans ces cas précis, je vais y noter et dessiner les modèles que je souhaite créer. Je continue également d’y noter ce que j’apprends lors des MOOCs que j’arrive à suivre 😅.


Il est indéniable que l’écriture personnelle offre des bienfaits autant psychiques que pragmatiques. Les outils autant que les supports d’écriture passionnent et viennent s’inscrire dans la recherche de plaisir, ce qui explique un engouement pour les objets de papeterie. Je ne peux nier ma passion – somme toute mesurée – sur la papeterie, également présente chez mes consoeurs et confrères BuJoteu.r.se.s 😂 et qui m’amènera dans un futur proche à vous partager ce que j’utilise au quotidien pour laisser ma plume sur le papier.

Un amour de BuJo : Présentation du Bullet Journal

Temps de lecture : 5 mn

Cet article est le premier d’une série dédiée au Bullet Journal, série dont j’ai rédigé le premier volet sur mon autre blog : Version Vegan. C’est aussi une des raisons qui m’ont amenée à créer manilavi et c’est ici que je rédigerai la suite de ma chronique. Je retranscris donc ci-dessous son contenu.


En suivant un cours en ligne autour des réseaux sociaux, notamment sur Facebook et la gestion de page, j’ai été amenée à réaliser une page factice pour mettre en pratique mes nouveaux acquis. Possédant déjà une page dédiée à mon blog, j’ai choisi de créer une page consacrée à un de mes hobbies : le Bullet Journal, intimement appelé BuJo. Le terme hobby est réducteur, le BuJo est plus que ça, j’y reviendrai plus bas. Je décide donc de nommer ma nouvelle page factice « Bullet Journal Minimaliste ». Pour finaliser cet exercice pratique, j’ajoute un avatar, une image de couverture et j’édite un premier post. Tout cela s’est effectué le 2 janvier. Depuis, sans rien faire d’autre ou presque, j’ai gagné plus de 700 fans. Le but de ce cours ayant été pour moi de connaître des astuces pour augmenter son nombre de fans, figurez-vous que je l’ai trouvé : avoir un sujet qui intéresse les gens ! Le Bullet Journal en version minimaliste plait tellement que les fans s’ajoutent sans que j’ai à faire quoique ce soit… alors que le véganisme c’est barbant hein, soyons francs.


Voici pour la petite anecdote qui vient introduire une petite série d’articles autour du Bullet Journal ! Au final, le Bullet Journal – BuJo pour les intimes – est comme le véganisme, c’est un outil ! Tout comme le véganisme, il n’y a pas qu’un seul type de BuJo mais plusieurs. C’est un outil que l’on s’approprie pour améliorer sa vie et son organisation.

Pourquoi un Bullet Journal ?

Le BuJo a été inventé par un designer américain afin d’améliorer son organisation quotidienne. L’idée est simple : on prend un carnet, un stylo ou un feutre et on liste ses tâches, ses rendez-vous et divers notes selon un schéma spécifique. Pour cela, on va s’aider d’un code graphique composé de clés et d’indicateurs. Ce code est adaptable selon les besoins et envies de chacun. De nombreuses variantes ont vu le jour. Voici le code que j’utilise au quotidien :

Une fois ces clés en main, nous allons les employer dans différents modules ou rubriques. Il en existe une infinie et les principales selon moi sont au nombre de 4 :

  • le « Future Log » que je définirais comme une vue sur plusieurs mois,
  • le « Monthly Log » ou calendrier mensuel,
  • le « Daily Log » ou journal quotidien,
  • et l’Index qui répertorie l’ensemble des modules et leur numéro de page.

Il existe des tonnes de rubriques ou collections. Moi-même, j’utilise régulièrement plus de 6 modules, en rajoutant en fonction de mes besoins des listes complémentaires.

Le Bullet Journal est facile à prendre à main. Il demande peu de ressources pour démarrer et conviendra aux personnes qui ont l’habitude d’écrire et noter des idées ici et là, ou qui fonctionnent déjà avec un agenda ou un journal. Si ce n’est pas votre cas, rien ne vous empêche de vous y mettre si votre souhait est de mieux vous organiser. Il s’agit d’un outil personnel, qui ne regarde que vous et que l’on personnalise à souhait (ou non).

Comment démarrer un Bullet Journal ?

Une fois que l’on dispose des clés, des indicateurs et que l’on connait les rubriques essentielles, on peut commencer à remplir son carnet. Pas besoin d’un cahier spécifique, prenez ce que vous avez sous la main pour vous familiariser. Par exemple, un ami a démarré son BuJo sur un petit carnet format A6. Pour ma part, j’écris sur un format A5, qui s’emporte partout. Son papier est en pointillé. J’adore les pointillés : c’est léger, très commode pour écrire droit et séparer les espaces. Je ne jure que par ce carnet, de la fameuse marque Leuchtturm1917. Le modèle, en l’occurrence le « Leuchtturm1917 Medium A5 pointillés », est le plus connu et le plus utilisé dans le milieu (si je ne m’abuse), c’est le même qui est proposé à la vente sur le site du Bullet Journal.

Ce que j’utilise au quotidien : un carnet Leuchtturm1917, un stylo plume LAMY Safari, deux feutres fins pour ajouter un peu de couleur et une petite règle.

Pour commencer, il est judicieux de réserver quelques double pages du début de son carnet à l’Index. Si vous faites l’acquisition de n’importe quel carnet Leuchtturm1917, un Index est déjà pré-existant, et les pages sont numérotées.

Ensuite, je vous conseille de démarrer vos rubriques dans cet ordre là :

1/ Future Log :

On part sur une double page, où il est courant de la diviser en 6 espaces, qui correspondront aux 6 prochains mois. On prend soin de dédier une case à un mois. Dans chaque mois, viendront se lister les tâches, évènements ou notes que vous avez déjà en tête.

Mon future log actuel, en 6 parties sur lesquelles j’ai rajouté divers éléments comme les petits calendriers mensuels.

2/ Monthly Log :

À la suite du future log, on prépare le monthly log sur une autre double page. Ce module servira à avoir une vue sur le mois en cours ou à venir, afin également d’y répertorier nos diverses notes et tâches.

Sur le calendrier à gauche, je note mes rendez-vous et évènements du mois. Sur la partie de droite, je liste mes tâches à faire que je n’ai pas encore planifier dans le daily log par exemple.

3/ Daily Log :

En général, le daily log se met en place juste après le monthly log. C’est le module utilisé quotidiennement comme son nom l’indique. Chaque jour on vient y inscrire ses tâches et évènements dédiés. Et on met à jour au fil de la journée en validant, modifiant ou décalant ses tâches.

Voici la disposition actuelle de mon daily log, je vous en reparlerai en détails car elle a beaucoup évolué.

Sachez que ces dispositions et que leurs listes ne sont pas figées. En effet, à l’aide des clés, on met facilement à jour l’état d’une tâche en cours, on distingue mieux les évènements par rapport aux tâches et on peut facilement les déplacer ou les migrer sur un autre module. Par exemple sur ma vue mensuelle, il y a des tâches que j’ai assignées aux mois prochain, elles sont précédées d’une flèche > . Une fois ces premières pages et collections éditées, n’oubliez pas de les ajouter dans l’Index en spécifiant leur numéro de page.

Mon index ressemble à ceci : chaque collection avec son numéro de page y est consignée.

Voilà pourquoi ce système est très pratique. On a une base de départ, celle proposée par son créateur, que l’on peut faire évoluer à sa manière en fonction de son utilisation. De plus, il est évident que l’organisation s’en trouve transformée : on a une vue d’ensemble des activités à effectuer et on allège son esprit. Sans parler de la satisfaction que cela procure lorsqu’on termine une tâche en y apposant sa petite croix.

Ingénieux, malin et minimaliste, le BuJo ne pouvait que me plaire. Je prends soin de l’éditer tous les jours, avec des périodes dédiées à sa customisation, qui reste somme toute très délicate.


Cet exposé ne s’arrête pas là ! J’aurai tout le loisir d’en parler plus en détails notamment dans ce qui fait l’âme et la richesse de cet outil. Dans les prochains articles j’évoquerai les modules complémentaires, je partagerai des ressources inspirantes, puis je reviendrai sur mon utilisation du Bullet Journal et sur ce qu’elle m’a apportée.